Du 21 avril au 9 mai 2025, le projet Ursino de Konstelacio a continué son voyage en Colombie, et plus précisément dans un collègue de Chía, à 35 km au nord de Bogota. Pendant trois semaines, des jeunes adolescents âgés de 13 à 14 ans ont exploré leurs racines culinaires pour découvrir que chaque plat raconte une histoire de métissages et d’échanges culturels.

Ursino : l’ourse qui guide les jeunes vers la diversité

Ursino, ce nom qui signifie « ourse » en espéranto, n’a pas été choisi au hasard. Il fait référence à la constellation de la Grande Ourse, surnommée affectueusement « la casserole » dans de nombreux pays. Une métaphore filée qui illustre parfaitement l’essence du projet : sensibiliser les jeunes au dialogue entre les cultures grâce aux traditions culinaires.

Sous le haut patronage du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères et du Ministère de la Culture, ce projet innovant – qui s’est déjà déployé dans 9 pays avec 54 ateliers et 250 bénéficiaires – place les adolescents au cœur d’une enquête gastronomique et historique. L’objectif ? Leur faire comprendre que les identités culturelles se sont de tous temps enrichies des rencontres entre les peuples. À l’adolescence, âge où l’on forge ses opinions, il s’agit d’envisager la diversité non pas comme une menace, mais comme une force et une source de richesse.

Trois semaines d’immersion pour les collégiens de Chia

Le déroulement du projet suit une méthodologie éprouvée, combinant recherche terrain, vérification historique et création artistique :

Semaine 1 – Le collectage : Les jeunes ont arpenté leur communauté pour recueillir des recettes familiales, transmises de génération en génération. Cette phase de collecte publique a permis de mettre au jour des trésors culinaires parfois oubliés.

Semaine 2 – La recherche historique : Chaque recette a été passée au crible par Maryne Garrido, historienne de l’alimentation, qui a aidé les adolescents à retracer l’origine des ingrédients et des techniques culinaires. Résultat : beaucoup ont découvert avec surprise que leurs plats « typiquement colombiens » étaient en réalité le fruit d’échanges culturels anciens.

Semaine 3 – La création vidéo : Simon Guyomard, réalisateur engagé aux côtés de Konstelacio depuis les débuts d’Ursino, a accompagné les jeunes dans la réalisation de capsules vidéo. Ces témoignages visuels capturent l’enthousiasme des participants et immortalisent leurs découvertes.

L’expertise culinaire au service du dialogue interculturel

Le projet Ursino en Colombie a bénéficié de l’accompagnement précieux du Chef Andrés Fernandes León, qui a partagé son expertise gastronomique avec les jeunes participants.

Deux témoignages illustrent cette démarche :

  • Esperanza nous a confié sa recette de l’ajiaco, ce plat emblématique de Bogota dont l’histoire révèle les influences indigènes, espagnoles et africaines. Découvrez son interview ici.
  • Ronald Andrés Jiménez, volleyeur de l’équipe nationale de Colombie, a partagé la recette du pollo sudado, un plat familial qui raconte la diversité régionale de la Colombie. Lire son témoignage ici.

Konstelacio tient à exprimer sa profonde gratitude à toutes les personnes qui ont rendu possible cette aventure colombienne :

  • Aux élèves du collège de Chía et à l’équipe pédagogique pour leur enthousiasme et leur curiosité
  • À Maryne Garrido, historienne de l’alimentation, pour son expertise précieuse
  • Au Chef Andrés Fernandes León pour son accompagnement culinaire bienveillant
  • À Esperanza et Ronald Andrés Jiménez pour leurs témoignages inspirants
  • À Simon Guyomard pour son talent de réalisateur et sa fidélité au projet

Le projet Ursino continue son chemin à travers le monde. Chaque recette collectée, chaque vidéo réalisée, chaque jeune sensibilisé est une victoire pour le dialogue interculturel. La cuisine n’est pas qu’une affaire de goût : c’est un langage universel qui nous relie les uns aux autres, au-delà des frontières.