Afrique du Sud – La fin approche

24 août… Déjà… L’année dernière à peu près au même moment je faisais ma fête de départ. Je vais sans doute me répéter à un moment (c’est ce que je fais quand je trouve qu’une idée ou une émotion est complètement dingue) mais c’est tellement bizarre que ce soit il y a si longtemps et en même il y a si peu de temps. Ma perception du temps est complètement déformée ! Je suis tellement occupée que j’ai l’impression d’être partie il y a à peine quelques semaines et en même temps j’ai vu teeeellement de choses, rencontré tellement de personnes, été dans tant d’endroits différents que j’aurais aussi bien pu être partie il y a plusieurs années. Je crois qu’on pourrait appeler ça « vie intensive »!

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Afrique du Sud – Enseigner, apprendre et apprendre à enseigner

J’ai tellement de choses à vous raconter!

Tout d’abord, j’apprends tous les jours un peu plus à être une meilleure institutrice, et ici plus qu’ailleurs. Je suppose que la raison principale est que je ne travaille pas dans une école, et donc que je ne peux pas m’appuyer sur l’instit pour faire la partie un peu moins fun du travail: faire travailler les enfants en silence. Ce que nous faisons est amusant et interactif donc ce n’est pas trop difficile de les intéresser, mais les faire travailler sérieusement et calmement, c’est une toute autre affaire! J’ai donc inventé des petites idées amusantes pour les calmer quand j’en ai besoin, come leur dire « Essayez d’attraper les étoiles! » (avec les deux mains) ou désigner des responsables de groupe dont le rôle est de faire gagner à l’équipe des petites étoiles en papier s’ils se portent bien. Je n’arrive pas à croire que je n’aie pas fait ça plus tôt. Je suppose que l’esprit humain ne s’adapte que quand c’est réellement indispensable et j’en étais arrivée au point où nous n’allions pas pouvoir travailler si je ne m’adaptais pas. J’ai ausi de supers bénévoles qui m’aident en classe et ça, c’est top!

Je me suis aussi rendue compte qu’en rendant les choses amusantes plutôt qu’en punissant (évidemment), je suis devenue plus proche de mes élèves. Maintenant ils viennent me faire des câlins, caressent mes cheveux, veulent être pris en photo avec moi. J’adore!

Le travail ici est très intéressant. Une des choses que j’aime dans le fait de donner aux enfants la liberté d’écrire eux-même les histoires est qu’ils ont tendance à insérer des choses qu’ils ont du mal à comprendre. En Australie, les enfants voulaient parler dans une des histoires du fait que « le drapeau australien a été brûlé par des Aborigènes pendant la fête nationale » et ici les enfants ont dit que « Noluntu aime Senzo, mais Senzo aime Jason. Senzo est un garçon et Jason est un garçon« . C’est vraiment fascinant de voir comment les enfants perçoivent des sujets tellement complexes.

La session d’aujourd’hui a été annulée à cause de protestations violentes à Khayelitsha, le township où je travaille. Il semblerait que des personnes soient en train de brûler des bus et des trains là-bas. C’est triste que les enfants doivent grandir dans un environnement si violent. Espérons que les choses reviennent à la normale rapidement!

Afrique du Sud – Afrique du Sud!

Après un mois de silence radio, me revoici enfin!

Si j’ai été si discrète, c’est parce que mon arrivée en Afrique du Sud n’a pas été de tout repos et parce que je n’ai pas encore commencé avec les enfants. J’ai aussi passé ce dernier mois à faire de nombreuses traductions qui me prennent beaucoup de temps.

Cela fait donc bientôt un mois que je suis ici, et je suis dans ma 5ème maison. J’ai décidé d’utiliser la méthode du couchsurfing pour me loger ici. C’est en effet bien difficile de trouver un hébergement pour juste deux mois et c’est bien plus amusant de dormir chez les gens, de se faire de nouveaux amis, de découvrir la vraie Afrique du Sud! J’ai donc été adoptée par un groupe d’amis géniaux qui s’occupent bien de moi, et je suis aux anges! Ce qui me ramène encore une fois à ce que je répète souvent: que de générosité partout dans le monde, que de gentillesse et de curiosité!

J’ai aussi rencontré le week-end dernier Sibahle qui est en charge du programme STEP de SHAWCO. SHAWCO est l’association étudiante de l’Université de Cape Town avec laquelle je vais travailler. STEP est le programme dédié à l’éducation. Je travaillerai dans un des townships (quartiers pauvres anciennement réservés aux non-blancs). Je commence donc mercredi de la semaine prochaine et j’ai hâte! Sibahle a l’air aussi excitée que moi à l’idée de travailler ensemble, donc ça promet d’être chouette!