Le saviez-vous ? #9 Le chocolat

Savez-vous d'où vient le chocolat ? Il faut remonter dans l'antique Méso-Amérique, l'actuel Mexique, pour connaître son histoire. 

L’histoire du chocolat remonte à 4000 ans dans l’actuel Mexique où les premiers cacaoyers ont été trouvés. Le cacao a été transformé pour la première fois en chocolat par la civilisation olmèque d’Amérique latine. Il était consommé notamment sous forme d’infusion lors de rituels sacrés ou comme médicament à des fins thérapeutiques. Les Mayas mélangeaient l’infusion de chocolat faite avec des fèves de cacao rôties et moulues avec des piments, de la semoule de maïs et de l’eau, ils considéraient cette boisson comme la boisson des dieux. Ils transvasaient le mélange d’un récipient à un autre pour obtenir une boisson amère et mousseuse appelée xocoatl (eau amère).

Les fèves de cacao étaient utilisées comme monnaie d’échange par les Mayas et les Aztèques. Par exemple 1000 graines valaient trois ducats d’or environ, ce qui servait à payer les impôts ou des esclaves.

@Cacaomama

Les cacaoyers sont cultivés dès le Vème siècle par les Mayas et devinrent rapidement un objet de culte. Dans la culture aztèque, ils constituaient le plus bel ornement du paradis, dont le Dieu Quetzalcóatl était le jardinier.

Les Mayas ne mangeaient que la pulpe acidulée et rafraîchissante de la cabosse et délaissaient les fèves amères. Un jour l’un d’entre eux eut l’idée de griller les fèves et de les écraser pour en faire une pâte. La civilisation aztèque aromatisa la pâte de cacao avec des piments et de la vanille pour en faire une boisson nourrissante.

Découverte au Mexique

La fève de cacao fut offerte à Christophe Colomb en 1502, mais il ne trouvait en cette graine aucun intérêt. En 1519, l’explorateur Hernán Cortes débarque au Mexique en quête de richesse et d’or, mais il découvre le cacao à la place et ce breuvage sacré. L’explorateur découvre Tenochtitlan, la capitale des Aztèques. À sa grande surprise, il fait face à une immense ville paradisiaque de 400 000 habitants faite de palais, de temples, de jardins et de canaux. Celle-ci est gouvernée par Moctezuma II qui accueille l’explorateur et lui fait découvrir les fèves de cacao, cette plante sacrée pour leur peuple consommée sous la forme d’une boisson épaisse : le xocoatl.

 Sculpture de Constantino Brumidi

La Tasse de chocolat, Charpentier Jean-Baptiste 1768

ARRIVÉE EN ESPAGNE

La cour d’Espagne est subjuguée, fascinée par cette boisson exotique, à laquelle elle rajoute du sucre. Il est alors consommé toujours sous forme d’infusion mais avec de la vanille et du miel pour couvrir et adoucir son amertume. Le chocolat devient ainsi très populaire auprès des riches. Face à ce succès, de nombreuses expéditions commerciales sont organisées, les peuples mésoaméricains assurent la production de cacao. La passion pour le chocolat était lancée.

Le chocolat conquit le monde

Le chocolat voyage à travers le monde dans les différentes maisons royales. En 1615, le roi de France Louis XIII se voit offrir des échantillons de chocolat à la cour par sa future épouse Anne d’Autriche, la fille du roi d’Espagne, celle-ci introduira ainsi le chocolat à la cour de France.

C’est seulement sous Louis XV qu’apparaît le premier des artisans chocolatiers qui acquiert le droit de vendre le chocolat en « liqueurs ou en pastilles ». Créées au XVIIIème siècle, les chocolateries d’apothicaires restent longtemps artisanales. La baisse du prix du sucre et du cacao, associée à l’élévation du niveau de vie en Europe, change brusquement le destin de cet ornement maya.

En 1820, un enfant dont le père est pharmacien découvre que certains médicaments amers sont enrobés de chocolat pour les rendre plus agréables à absorber. Cet enfant s’appelle Jean-Antoine-Brutus Menier et fabriquera la première tablette française à cylindres. Il deviendra le fondateur de l’empire de la chocolaterie Menier qui fait aujourd’hui partie du groupe Nestlé.

La révolution du chocolat

Le chocolat devient ainsi très populaire pour ses vertus médicales et est produit de manière artisanale avec un processus très lent.

Le chocolat va se démocratiser à la révolution industrielle notamment avec l’invention de la presse à chocolat capable de presser du beurre de cacao à partir de fèves rôties, laissant ainsi une fine poudre de cacao. Cette dernière est mélangée avec des liquides, le tout se solidifie dans un moule pour former un morceau de chocolat comestible. Le début de l’industrialisation de la poudre de cacao permet de faire baisser le coût du produit et rend ainsi le chocolat plus accessible.

Le mole poblano : De la dinde et du chocolat dans le même plat ?

Embarquons pour le Mexique pour découvrir la légende d’un des plats de fête les plus représentatifs du Mexique, ce pays qui mélange de la dinde et du chocolat.

Au XVIIème siècle, une sœur du couvent de Santa Rosa à Puebla, Andrea de la Asunción se voit demandée de préparer le meilleur des plats pour l’arrivée de l’archevêque Tomás Antoni de la Serna y Aragón. Andrea vide les placards de la cuisine. Ces derniers sont presque vides et elle décide de préparer une sauce appelée mole avec ce qui lui reste, quelques épices et des piments, qui accompagnera une dinde. Le plat prend forme lorsqu’un des franciscains du couvent trébuche et renverse du piment dans la sauce d’Andrea. Malheur, la sauce est beaucoup trop épicée, elle se rend compte qu’elle ne peut pas servir ce plat à son hôte. Andrea ajoute ainsi du chocolat dans la préparation pour adoucir le piment. Son plat est finalement un succès et l’archevêque en parlera dans tous le royaume, le mole poblano est né.

 

        En Bonus

Nous vous partageons la recette du gâteau au chocolat de Suzy Palatin aussi appelé "meilleur gâteau du monde" selon le célèbre pâtissier Pierre Hermé.

1. Préchauffer le four à 200°C

2. Faire fondre le chocolat au micro-onde pendant 3 minutes

3. Puis ajouter le beurre et mettre à nouveau à fondre le tout 1 minute

4. Ajouter le sucre puis la farine tamisée, en mélangeant bien chaque fois

5. Battre les œufs en omelette et les incorporer à la préparation au chocolat

6. Verser dans un moule de 24 cm de diamètre beurré et fariné

7. Faire cuire le gâteau 25 minutes dans un four abaissé à 180°C

8. Laisser le gâteau revenir à température ambiante avant de le démouler

[Mexique] Le traditionnel Pico de Gallo de Chef Citlalli

Créative et passionnée, la chef Citlalli Méndez Cedillo nous a fait le plaisir de partager une recette traditionnelle mexicaine qui lui tient à cœur, celle du célèbre Pico de Gallo. Entre histoire, anecdotes et traditions, embarquez avec nous pour un voyage plein de couleurs et de saveurs direction le Mexique !

Décris-nous ce plat

" Cette recette est typiquement servie avec les molletes  (petits pains coupés en deux, recouverts de purée de haricots noirs et de fromage puis toastés au four pour faire fondre ce dernier). Quand je travaillais à Los Cabos, en Basse Californie (Etat du Mexique), il faisait très chaud et on préparait cette recette avec de la mangue. C’est un RÉGAL ! Et c’est une recette tellement fraîche que tu la manges même toute seule avec des nachos (totopos en espagnol mexicain). C’est la Chef Margarita Carrillo qui me l’a apprise. "

Que t’évoque ce plat ? As-tu des souvenirs particuliers ou des anecdotes qui y sont liés ?

" Ça me rappelle la diversité. Quand j’étais petite je ne mangeais que les tomates et l’oignon mais quand j’ai découvert la recette avec des fruits ça a été un véritable « boum » de saveurs. Le temps a passé et je me suis rendu compte que la recette pouvait se faire avec plein d’ingrédients différents, avec des tomates vertes, des figues de Barbarie, du lard… quelle diversité selon l’État où on se trouve !! C’est une recette ultra simple et ça m’agace vraiment quand je vais dans un restaurant et qu’ils ne mettent pas plus d’amour dans cette sauce ! "

Jicama Pico de gallo @Inconsistentkitchen

Ce plat te semble-t-il plutôt ancien ou récent ? Est-il en train de disparaître ? À quel territoire penses-tu qu’il soit rattaché ?

" C’est plutôt ancien. Tellement qu’il existait déjà chez les Mayas sous le nom de jolchoc, xeh ou xol-chon. Je crois qu’avec le temps qui passe il gagne en importance parce que c’est une recette simple, peu chère et qu’on peut utiliser facilement en accompagnement voire même en dessert. Elle est présente dans plusieurs États, selon les ingrédients, par exemple :

Au Campeche, au Yucatán et au Quintana Roo on le fait avec du jícama (tubercule aussi nommée pois patate) et de l’orange. Dans l’Etat du Jalisco on y ajoute de l’origan. À Guanajuato on met des figues de Barbarie. Au Oaxaca du pomelo. Dans le Tabasco on y met de l’orange également et on l’appelle sarampico. Dans le Zacatecas on ajoute du thon rouge… La liste est longue ! "

Comment et quand ce plat est-il consommé en général ?

" On peut le manger comme goûter, en accompagnement de poissons, en salade et même comme dessert après un bon repas. Il faut juste que les ingrédients soient frais ! "

Y a-t-il d’autres plats traditionnels que tu as à cœur de transmettre à ta fille ?

" Bien sûr !!! Il y en a plein… les tamales, les sauces molcajete, le pozole… En fait toute la cuisine mexicaine je crois ! "

À quoi associes-tu la cuisine et le temps du repas ? En quoi est-ce que cela te semble important dans une culture, une société ?

      " Je l’associe à la convivialité, au bavardage, à une belle et grande table. Les couleurs, la fraîcheur, les rires et beaucoup de travail ! "

 

 

 

 

 

  1. Couper l’oignon en petits dés et ajouter le jus de citron. Laisser reposer 3 minutes.
  2. Couper les tomates en petits dés et les ajouter aux oignons
  3. Couper le piment en petits dés (sans les graines) et la coriandre
  4. Mélanger le tout dans un saladier et assaisonner

 

Selon la saison, vous pouvez ajouter à cette recette de pico de gallo de l’avocat ou de la mangue

 

 

 

Si vous voulez en apprendre un peu plus sur la chef Citlalli Méndez Cedillo, suivez la sur Instagram.  

 

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Mexique – Le départ approche…

Le départ commence à se faire sentir… Ce matin, dernière session avec les enfants de la Casa San Juan Diego. Nous avons tenté de répondre ensemble aux questions posées par les enfants de Bretagne (cf La culture des enfants K, bientôt disponible) et je leur ai demandé ce qu’ils avaient appris avec moi et si ça leur avait plu. La réponse a été unanime, ils avaient l’air enchantés! J’ai vraiment eu beaucoup de chance de connaître ces enfants tellement curieux et bien élevés, toujours de bonne humeur! J’ai beaucoup appris à leur contact. Ils m’ont parlé de leur culture, de leurs traditions, ils m’ont chanté leurs chansons et surtout m’ont donné tellement d’amour! Merci les enfants!

Merci aussi à Augusto et Evelia pour leur confiance et leur générosité sans limites. C’est fantastique de rencontrer des personnes aussi engagées et altruistes. Ca donne envie de se battre encore plus pour aider ceux qui en ont le plus besoin.

Cette expérience aura été incroyablement enrichissante. J’espère pouvoir revenir bientôt!

Les piñatas

Comme c’est étonnant…

Il y a une semaine et demie, j’ai fêté mes 25 ans ici même, au Mexique. Je rêvais d’une piñata, et ma famille d’accueil a réalisé mon rêve de petite fille!

Je profite donc de cette super occasion pour vous parler de cette tradition mexicaine.

La piñata est une sorte de récipient fait en papier mâché, rempli de sucreries.  Elle peut prendre la forme d’un animal, de personnages de dessins animés, ou encore plus traditionnellement d’une boule avec 7 cônes.

La piñata est utilisée dans tout le pays pour les fêtes, principalement les anniversaires, et les fêtes de Noël. Elle est accrochée en hauteur et les enfants (ou les grands!) doivent taper dessus les yeux bandés pour la casser et récupérer les bonbons qui sont dedans. Ils chantent pendant ce tempts une chanson qui s’appelle « Dale, dale, dale », dont voici les paroles:

 

Dale, dale, dale,

no pierdas el tino,

mide la distancia,

que hay en el camino.

La piñata tiene caca,

tiene caca,

tiene caca,

cacahuates de a montón.

Esta piñata

a es de muchas mañas,

sólo contiene,

naranjas y cañas.

Andale niño,

no te dilates,

con la canasta

de los cacahuates.

L’origine de la piñata est intéressante! Venant a priori de Chine ou d’Italie, cette tradition a été importée au Mexique par les évangélistes espagnols pour convertir les indiens. La piñata avec toutes ses couleurs représentait le Mal et la tentation, avec 7 cônes représentant les sept péchés capitaux. Le fait que la personne ait les yeux bandés et le bâton servant à casser la piñata représentent la foi aveugle et la vertu qui permettent de lutter contre le mal. Enfin les bonbons et autres sucreries sont les récompenses de Dieu.

Surprenant n’est-ce pas?

Voici une photo de ma jolie piñata:

Piñata

El día de muertos

Comme c’est étonnant…

Chose promise chose due (avec un peu de retard, pardon pardon!)

Le Mexique a la particularité de célébrer une fête un peu particulière et d’une manière qui lui est propre: le jour des morts. Il s’agit d’une fête préhispanique (c’est-à-dire qui date d’avant l’invasion espagnole). Cette fête a lieu le 2 novembre et commence le 1er novembre. Elle coïncide donc avec la Toussaint. Le 1er novembre est le jour de tous les saints et des enfants décédés et le 2 novembre (jour de célébration principal) est le jour des morts.

Comme souvent les cultures se mélangent et évoluent. Ainsi les traditions indiennes et les traditions chrétiennes se sont mariées pour aboutir à la fête des morts telle qu’elle est célébrée de nos jours dans la plupart des localités mexicaines (et dans certains autres pays d’Amérique Latine).

Voici quelques éléments clés de la fête des morts:

– El altar de muertos (l’autel des morts): Il s’agit d’un autel érigé en l’honneur d’une personne décédée avec des offrandes de tous types (voir article à ce propos)

– Le pan de muerto (pain de mort): sorte de brioche avec sur le dessus une décoration en forme d’os

– La fleur de Cempasúchil: une fleur d’un jaune très vif typique du Mexique. Elle est très présente sur les autels et les tombes

– Les calaveritas de azúcar: des têtes de mort en sucre généralement décorées avec des couleurs vives

– Las calaveras (ou panteones): ce sont des poèmes dédiés à une personne (un proche ou quelqu’un d’autre), mêlant l’humour et la mort pour exprimer ce que l’auteur pense de celle-ci

– La Catrina: figure représentative de la mort. Cette femme squelette parée de ses plus beaux vêtements et d’un magnifique chapeau est présente un peu partout dans la ville, les écoles ou encore les magasins lors de cette fête. C’est devenu un des symboles du Mexique.

– Visite des tombes: nombreuses sont les familles qui se rendent sur les tombes de leurs défunts, les décorent de fleurs et de bougies et apportent les plats favoris de la personne décédée.

 

Autant dire qu’ici, la relation à la mort est un peu particulière, mêlant la fête et la peur, les rires et les souvenirs.

En Basse Californie, c’est un peu différent puisqu’il s’agit d’une zone très américanisée. La fête du jour des morts est donc mélangée avec Halloween, preuve encore une fois que la culture est changeante!

Mariage de ranch!

Comme c’est étonnant…

Il y a une semaine, j’ai été invitée par mes charmants hôtes à un mariage traditionnel de ranch. J’étais vraiment enchantée d’avoir cette opportunité de découvrir une tradition locale! Apparemment même la plupart des locaux n’ont jamais vu de mariage dans un ranch.

J’ai donc enfilé une jolie robe et nous sommes allés à 16h le samedi à l’église pour la cérémonie religieuse. La cérémonie religieuse m’a semblé plus ou moins similaire aux cérémonies françaises (du moins le peu que j’ai vues!). Par contre il y avait des demoiselles d’honneur, toute habillées pareil, comme on voit dans les films américains. Les mariés ont aussi des parrains, dont le rôle est de les conseiller et les guider tout au long de leur union. A la fin de la cérémonie, les mariés sortent sous les pétales, le riz et les bulles. Apparemment les bulles ne sont pas une vieille tradition mais elles sont très à la mode dernièrement. Entre la cérémonie et la soirée, il y a un battement de quelques heures. Nous sommes donc rentrés à la maison.

A 20h commençait la soirée. Nous sommes donc allés en voiture jusqu’au ranch, perdu dans le désert à environ 40 minutes de Cabo San Lucas. Plein de poussière soulevée sur les pistes (c’est là que j’ai compris pourquoi il y avait tant de 4×4 ici!), de nombreux cactus et quelques vaches qui traversent tranquillement la « route »… C’est franchement dépaysant! Nous sommes arrivés parmi les premiers et nous sommes assis à une des tables. Les invités sont arrivés petit à petit, les femmes dans leurs jolies robes et les hommes pour beaucoup avec un chapeau de cow-boy blanc. Nous avons fait une estimation du nombre de personnes et sommes arrivés à la conclusion qu’il devait y avoir environ 800 personnes!!

Voici mes observations:

Les mariés ne s’assoient pas avec les invités. Ils se placent à part et les invités font la queue pour se faire prendre en photo avec eux.

– La bière coule à flots!

– Une personne passe entre les tables avec une sorte de coussin plein d’aiguilles. Les personnes qui veulent danser avec les mariés prennent une aiguille et quand ils dansent avec les mariés, ils accrochent un billet à leurs vêtements avec cette aiguille. C’est sensé aider à payer les frais du mariage, le voyage de noces ou les premiers frais de leur installation ensemble.

– Il y a une partie de l’alcool qui est achetée par la famille, puis les invités achètent leur bière. Il y avait 2 camions de bière! Certains apportent également leur propre alcool. Apparemment, tous les habitants des alentours viennent.

– La musique est jouée par un groupe qui s’appelle « banda« .

– La fête dure trèèès longtemps! Pour ce mariage, le groupe a arrêté de jouer le dimanche à 19h! Ils avaient été « embauchés » pour un temps défini, et les invités mettaient de l’argent en commun au fur et à mesure pour qu’ils continuent de jouer.

– La mariée lance son bouquet lors du repas. Elle se met debout sur une chaise et les femmes célibataires tournent autour d’elle avec un petit voile dans les cheveux. Le marié fait de même avec la jarretière de la mariée. Puis celle qui a attrapé le bouquet et celui qui a attrapé la jarretière dansent ensemble. On dit qu’ils seront les prochains à se marier.

 

Ce mariage a été une vraie aventure pour nous… Etant les premiers arrivés, tous les invités se sont garés derrière nous et nous nous sommes retrouvés coincés! On a bien cru qu’il allait falloir dormir sur place! Et finalement nous avons trouvé des personnes garées plus loin qui ont bien voulu nous emmener. Nous sommes donc rentrés à 12 dans une camionette! Quelle odyssée!

Mexique – Déjà un mois et demi!

Cela fait déjà un mois et demi que je suis ici! J’aime cette sensation de me sentir à peu près chez moi mais de continuer à découvrir tout plein de choses! Pas plus tard que ce matin j’ai découvert la tradition de l’autel du jour des morts avec la Casa San Juan Diego. Je vous écrirai un article détaillé sur cette tradition mélant coutumes païennes et religieuses. J’ai également goûté le tascalate, boisson typique des Chiapas à base de chocolat, de pignons de pin broyés, de vanille… Miam!

Le travail avec l’école Papalotl avance bien. Nous avons terminé d’écrire les histoires et de faire les dessins correspondants. Maintenant nous allons attaquer le « pot-pourri » avec la recette, le jeu de cour de récré, les vêtements traditionnels et la chanson. Ca va être intéressant!

Je vais aussi demain au festival du jour des morts et d’Halloween organisé par l’école, donc très bientôt vous aurez droit à une explication de comment ça se passe.  Et en cadeau aujourd’hui une petite photo de mon maquillage de Halloween:la Catrina (figure typique de cette fête au Mexique). Merci Aaron!

Découvrez mes impressions sur un mariage traditionnel local de ranch dans le Rapport d’étonnement du Mexique.

Et tout plein de nouvelles photos ici!

Catrina

Mexique – Discipline…

Ce matin je suis allée à la Casa San Juan Diego pour la première session de l’atelier que je mène avec les enfants du foyer. Quelle belle surprise!

Augusto m’avait dit qu’il avait environ 14 enfants qui venait sur ce créneau horaire et qu’il allait proposer aux enfants d’assister à l’atelier s’ils en avaient envie. En effet, il ne s’agit pas d’une école, les cours sont donc facultatifs. Quand je suis arrivée ce matin, 10 minutes avant le cours, une dizaine de filles attendait devant la porte. Je me suis dit que c’était plutôt pas mal. Et petit à petit les enfants ont commencé à arriver et la salle s’est remplie! 30 enfants volontaires de 9 à 14 ans sont donc venus pour participer à ce moment d’échanges! Quel succès!

J’ai été agréablement surprise de voir que ces enfants sont particulièrement bien éduqués et disciplinés. Dans un cadre pourtant non obligatoire, non scolaire, les enfants se sont levés lorsque je les ai salués et ont attendu que je le leur demande avant de s’asseoir. Ils étaient calmes et levaient la main pour parler presque systématiquement. Nous avons parlé de la culture. Certains ont fait le commentaire comme quoi la culture pouvait être différente selon les régions, ce qui est très juste. Ils ont montré une grande curiosité et ont beaucoup participé. Ils m’ont raconté comment se passait la fête des 15 ans, qui est très typique d’ici et comment se passait le jour des morts.

Ils m’ont ensuite demandé comment se disaient certains mots en français et m’ont tous dit merci en français! C’était vraiment très sympa!

Je serai avec eux tous les mercredis, je suis très contente!

Casa San Juan Diego

Mexique – Fondation Sarahuaro

Hier j’ai rencontré Lulis, qui m’a emmenée à la Fondation Sarahuaro qu’elle a créée. Il s’agit d’une organisation qui fait des ateliers pour les femmes, les adolescents et les enfants de la colonie où elle est implantée pour leur permettre de se développer. Valeurs, santé, écriture-lecture…

J’ai donc eu le plaisir de rencontrer l’équipe hier et de participer à l’atelier de lecture et écriture que donne Leonardo. C’était amusant de voir qu’il y avait aussi bien des jeunes enfants (d’environ 5 ans je pense) comme des dames d’un certain âge. Une grand-mère apprenait à lire et écrire en même temps que son petit-fils. C’est beau de voir que ces femmes veulent apprendre et améliorer leurs conditions de vie alors qu’elles ont plus de 60 ans! Chapeau! J’espère que quand j’aurai leur âge je continuerai à apprendre!

Leonardo menait donc l’atelier avec une partie des enfants et 3 femmes, pendant que sa fille de 13 ans faisait de même avec les autres enfants. Son fils de 8 ans mène aussi un atelier d’origami avec Sarahuaro. Comme quoi quand on veut aider son prochain, on peut le faire à n’importe quel âge et apporter chacun ses compétences. Il suffit d’avoir un peu de volonté et de générosité! Combien de parents proposent à leurs enfants de faire ce genre de choses?

Je vais donc apporter mon grain de sable et aider la fondation tous les mardis lors de leurs ateliers (l’un d’entre aux s’appelle « être heureux », je sens que ça va me plaire!) et lorsqu’ils auront besoin de mon aide pour des actions spécifiques. Chouette chouette!

Mexique – Plein de belles rencontres!

Quelle superbe matinée!

J’ai commencé la journée sur les chapeaux de roues avec la 5ème session de travail à l’école. Au programme: dessin! En général ça plaît beaucoup aux enfants, même si ça me demande plus de travail. Il faut en effet qu’ils s’appliquent et dessinent ce que je leur demande, et ce n’est pas toujours simple! Mais il me semble que le résultat sera assez sympa. Quelques piñatas, des drapeaux, des squelettes… Que de choses bien typiques!

Après l’école, j’ai filé rejoindre la Children’s Foundation qui m’a emmenée faire un petit tour des organisations qu’ils soutiennent avec une jeune anglaise charmante. Quel bonheur de voir des personnes tellement engagées, qui croient en ce qu’elles font!

Première étape: l’école Los niños del Capitan qui accueille les enfants de mères célibataires ayant peu de ressources. C’est une école maternelle où on sent d’emblée beaucoup d’amour. Les enfants nous ont tout de suite sauté dessus, fait des câlins, montré les jouets « tout nouveaux » qu’ils venaient de recevoir (ce sont des jouets qui ont été donnés à l’école) à grand renfort de sourires. Quel bonheur de retrouver cette innocence et de se rappeler qu’à l’aube de notre vie nous sommes tous ouverts vers l’autre, sans peur ni préjugés! Quel dommage que tant d’adultes l’aient oublié en grandissant!

Deuxième étape: la Casa San Juan Diego, qui est un foyer plus particulièrement destiné aux enfants et adolescents. J’ai rencontré Augusto qui se charge d’une « classe » de plus de 9 ans et avec qui je vais avoir l’honneur de travailler. De ce monsieur émane une grande bonté, une grande générosité. Lorsqu’il parle de son travail avec les enfants, on a tout de suite envie d’en faire partie! Il s’est montré ravi de pouvoir accueillir Konstelacio et est ouvert à tous types d’activités nouvelles pour les enfants. Je vais donc intervenir chaque mardi pendant une heure avec sa classe. Je vais réfléchir à ce que nous pouvons faire mais je pense qu’il s’agira surtout d’un moment d’échange à propos de leur culture et des autres pays.

Enfin, dernière étape: Casa Hogar. Un fantastique orphelinat qui ne se définit pas comme tel mais plutôt comme une grande famille. Les garçons en difficulté sont envoyés ici pour leur redonner une stabilité et un avenir. Nous avons rencontré Javier et Omar, le directeur et l’administrateur, qui nous ont parlé de cette belle famille et de leur façon de travailler. Ils se battent pour re-donner à ces enfants l’envie de rêver, de croire en eux et de se battre pour avoir un avenir. Une très belle rencontre! N’hésitez pas à visiter leur site internet et les aider si vous le souhaitez! Je vais probablement passer un peu de temps avec les garçons pour leur parler de Konstelacio, leur faire découvrir les cultures et leur parler du rêve pour lequel je me suis battue, même si le fait d’être française l’a rendu beaucoup plus facile à atteindre. Encore une fois les enfants se sont montrés très chaleureux et câlins. Comme quoi tous ont beaucoup d’amour à donner!

Je suis vraiment heureuse de ma matinée et de ces belles rencontres!