Dix ans d’ateliers auprès d’enfants tout autour du monde, dans des écoles privées ou publiques, des ONG, des orphelinats, des hôpitaux, dans des grandes villes ou au milieu de nulle part, dans les bidonvilles ou au cœur des montagnes, de la France au Liban, du Mexique à la Tunisie…
Près de 3800 enfants dans douze pays à qui nous avons raconté la beauté de notre diversité, dans nos différences mais au fond et surtout dans nos multiples points communs. Tous ces enfants à qui nous avons souhaité transmettre une immense curiosité envers l’Autre, le sentiment d’appartenir à un tout mais également la fierté de leurs propres identités et de leurs patrimoines.

Qu’est-ce que cela signifie, faire vivre une association comme Konstelacio pendant 10 ans ?

C’est avoir la foi en la beauté présente en chacun, c’est refuser de voir les choses en noir ou en blanc et accepter que chacun porte l’arc-en-ciel en lui. Personne n’est foncièrement bon ou mauvais. C’est aussi se mentir un peu quand on perd parfois la foi parce que non, on y croit pas tous les jours, tout Bisounours que l’on soit. C’est avancer avec un rêve en tête, tout en gardant les pieds bien ancrés sur terre, et tout à coup regarder derrière soi… autour de soi… et voir toute une communauté de personnes motivées, engagées, impliquées dans ce même rêve un peu fou. C’est se perdre parfois soi-même et finir par se retrouver, justement grâce à cette communauté. C’est se battre contre vents et marées mais aussi savourer le bonheur d’être portés par les flots.

Pourquoi sensibiliser ces enfants au dialogue entre les cultures ?

Konstelacio existe autour de l’idée qu’en découvrant les autres manières de vivre et de penser, nous apprenons à nous connaître, et que mieux nous nous connaissons moins nous nous sentons menacés par la différence.
Notre objectif est d’amener les enfants à poser des questions pour mieux comprendre l’altérité plutôt que de deviner, souvent de manière bancale, pourquoi les autres réagissent différemment et de rentrer trop rapidement dans le jugement et le rejet. Nous avons tous naturellement des stéréotypes. Ce que Konstelacio cherche à faire, c’est désamorcer leurs préjugés (littéralement « juger avant », sur la base de ces stéréotypes).

Et maintenant ?

Quand Charlotte Courtois a créé Konstelacio, en 2011, elle partait seule faire un tour du monde de 15 mois à la rencontre d’enfants de 7 pays. Aujourd’hui Konstelacio c’est un Conseil d’Administration de 6 personnes, une soixantaine d’adhérents, une vingtaine de bénévoles, de nombreux partenaires et de très nombreux enfants sensibilisés.
Merci à vous tous pour votre soutien depuis toutes ces belles années !
Notre souhait pour les 10 ans à venir est de voir grandir cette belle communauté, de multiplier les ateliers auprès d’enfants un peu partout dans le monde et de continuer à partager avec vous tous la beauté de notre diversité.
Nous espérons avoir le plaisir de vous compter à nos côtés pour la suite de nos aventures !

Longue vie à Konstelacio !

Ils en parlent mieux que nous…

Pour illustrer l’importance de sensibiliser au dialogue entre les cultures, voici quelques réactions de nos élèves ces 10 dernières années.

Deux jours après les attentats du Bataclan

« Merci… Alexis a tout de suite pensé à ses camarades Tunisiens et à la formidable semaine qu’ils ont passée ensemble. C’est pour lui un souvenir fort, moment unique, important de voir qu’au-delà des frontières et des religions, il y a des êtres humains, pas si différents.
Ce lien créé a une valeur inestimable. »
– Anne-Hélène, maman d’Alexis, 10ans, France –

« Au début de l’année on croyait que la Tunisie c’était nul, mais on a appris que notre pays est extraordinaire et qu’il faut qu’on le protège. » – Hédi, 9 ans, Tunisie – 

 

Après avoir tenu des propos racistes marqués pendant plusieurs semaines…

« Ce week-end, le gardien de ma résidence m’a proposé de jouer au ballon avec lui, mais il était noir. Et finalement j’ai dit oui… et en fait il était gentil! » – Mohamed, 7 ans, Tunisie –

« J’ai appris que même si on est différents on se trouve toujours des points communs » – Lou, 10 ans, France –

Après avoir tenu des propos racistes marqués pendant plusieurs semaines…

« Ce week-end, le gardien de ma résidence m’a proposé de jouer au ballon avec lui, mais il était noir. Et finalement j’ai dit oui… et en fait il était gentil ! » – Mohamed, 7 ans, Tunisie –