[FRANCE] Le boeuf mode par le chef Jean-François Bury

Dans le cadre de notre projet Ursino, nous vous invitons chaque mois à découvrir une recette traditionnelle partagée par un chef, une célébrité ou un.e anonyme.
Découvrir un plat, son histoire, comment il est consommé ou encore les souvenirs qui y sont rattachés, c'est précisément ce que font nos élèves tout autour du monde. Sur cette base, ils mènent des recherches pour découvrir l'origine des plats et de leurs ingrédients.

L’objectif : qu'ils découvrent par eux-mêmes que nos cultures, notamment culinaires, se sont de tous temps enrichies de la diversité et des rencontres entre les peuples.

Après 15 ans d'expérience dans les plus grands palaces parisiens et un titre de Champion du Monde Traiteur, Jean-François Bury se lance dans l'aventure Top Chef sur M6 et se fait ainsi connaître du grand public. Après l'émission, il lui tarde de retourner en cuisine et il ouvre avec sa femme Anaïs son propre restaurant en 2018 à Nanterre : Cabane, une adresse que tout le monde s'arrache dans l'ouest parisien.

Il nous a fait l'honneur et le plaisir de nous accorder une interview Ursino autour d'un plat français emblématique : le bœuf mode de sa grand-mère.

Présentez-nous une recette traditionnelle qui vous tient à cœur…

"J’ai décidé de parler du bœuf mode. C’est un plat de grand-mère, le fameux bœuf carottes du dimanche."

Qui préparait ce plat ? Comment t’a-t-il été transmis ?

"C’était un plat de ma grand-mère. À l’époque j’étais trop petit pour apprendre à le faire. Ma mère l’a ensuite repris. C’est elle qui me l’a transmis et en apprenant à être chef j’y ai apporté mes propres touches. Par exemple, j’utilise des modes de cuisson différents comme le sous-vide qui permet d’avoir une viande moins sèche que quand elle cuit pendant des heures."

Que t’évoque ce plat ? As-tu des souvenirs particuliers ou des anecdotes qui y sont liés ?

"Ce sont souvent des plats qui rassemblent. C’est un plat-partage ! Ma grand-mère ne le faisait bien sûr jamais juste pour elle, elle le faisait toujours pour une occasion, en l’occurrence le fait que l’on vienne la voir.

Pour moi le bœuf mode, et la cuisine de ma grand-mère en général, c’était toujours avant tout des odeurs. Je me demande quel impact ça a eu sur mon envie de devenir chef ! Ma grand-mère cuisinait beaucoup. Et toujours avec son Opinel !"

Ce plat te semble-t-il plutôt ancien ou récent ? Est-il en train de disparaître ? À quel territoire penses-tu qu’il soit rattaché ?

"En fait je pense que la cuisine c’est un peu comme la mode. Il n’y a pas vraiment d’ancien ou de récent, c’est une boucle. Ce n’est pas parce qu’un plat n’est plus actuel qu’un jour un chef ne va pas le remettre au goût du jour. C’est le cas du pâté en croûte par exemple. C’était totalement passé de mode et maintenant il n’y a pas un restaurant parisien qui ne l’a pas sur sa carte.

On peut toujours revisiter un plat en conservant les mêmes ingrédients, la même base, mais en travaillant la texture par exemple. Il n’y a pas d’ancien ou de nouveau. Aujourd’hui c’est dur de se dire qu’on a créé quelque chose. Nos créations sont toujours inspirées de plats que nous avons vus. Avec le monde actuel, nous avons accès à énormément de recettes de plein de pays, c’est infini !

Quant à l’origine du plat, je ne sais pas vraiment. Je pense qu’on le trouve un peu partout en France, il est composé d’ingrédients simples que l’on trouve n'importe où."

Porc au caramel vietnamien @lacuisinedebernard

As-tu connaissance d’autres variantes de ce plat ? Ou de plats similaires dans d’autres pays ou régions ?

"Je n’ai pas d’exemples en particulier mais c’est un plat assez consensuel, le fait de cuisiner la viande longtemps, en sauce, avec des carottes…

Dans la cuisine asiatique il existe le même type de plats, mais avec des épices. Finalement on utilise un peu les mêmes ingrédients mais en utilisant des modes de cuisson différents."

Comment et quand ce plat est-il consommé en général ?

"C’est complètement un plat du dimanche ! Le matin on se lève, on va faire le marché, acheter son morceau de viande, ses légumes frais… Puis on rentre et on passe la matinée en cuisine, et à midi et demi, quand c’est prêt, on pose la casserole au milieu de la table, on soulève le couvercle et c’est bon !

Comme c’est un plat cuisiné avec du vin blanc, on peut servir une bouteille de blanc avec."

Existe-t-il des rituels de consommation de ce plat ?

"C’est un plat que l’on sauce ! Avec un bon morceau de pain de campagne, avec la croûte épaisse qui craque !"

Y a-t-il d’autres plats traditionnels que tu as à cœur de transmettre à tes enfants ?

"Il n’y a pas de plat en particulier. Mais oui, je cuisine souvent avec mes enfants. Dès que je cuisine à la maison, j’ai ma petite fille avec moi. On prépare un peu de tout, il faut que ce soit simple et ludique !"

 

À quoi associes-tu la cuisine et le temps du repas ? En quoi est-ce que cela te semble important dans une culture, une société ?

"C’est un vrai moment d’échange et de partage. Ici au restaurant, nous avons beaucoup de businessmen qui viennent faire des affaires, signer des contrats. Mais autour de la table finalement, ils baissent un peu la garde. Ils se sentent à l’aise, ils oublient un peu les tracas qu’ils ont à l’extérieur et ils profitent."

Ingrédients

  • 1 kg de bœuf dans la culotte
  • ½ pied de veau
  • 6 carottes
  • 6 petits oignons
  • 1 bouquet garni : 3 brins de persil, 1 brindille de thym, ¼ de feuille de laurier
  • 200 g de lard
  • 60 g de beurre
  • 50 cl de vin blanc sec
  • 1 louche d’eau chaude
  • Sel, poivre

Étapes

  1. Éplucher les carottes, les rincer rapidement, les éponger et les couper en bâtonnets de 5 centimètres environ
  2. Éplucher les oignons que vous laissez entiers
  3. Laver soigneusement le persil, puis lier ensemble thym, laurier et persil, avec une ficelle fine
  4. Saler, poivrer le pied de veau et le morceau de bœuf sur une planche. Ôter la couenne du lard et le couper en dés
  5. Dans une cocotte, en fonte émaillée de préférence, faire fondre le beurre. Dès qu’il est moussant, mettre oignons et lard à revenir rapidement tout en les retournant avec une cuillère en bois
  6. Ajouter la viande et le pied de veau que vous faites dorer sur toutes les faces, puis mettre les carottes et le bouquet garni. Lorsque la viande est bien dorée, mouiller avec le vin blanc, laisser cuire à feu doux pendant environ 1 heure
  7. Lorsque le vin est un peu évaporé, ajouter une louche d’eau chaude. Retourner de temps à autre les morceaux de viande, couvrir ensuite et laisser mijoter à feu doux pendant 2 heures encore (ce plat doit cuire doucement et longtemps)
  8. 15 min avant la fin de la cuisson, mettre à chauffer le plat de service (creux de préférence) et les assiettes
  9. Lorsque le tout est cuit, retirer la viande et le pied de veau que vous découpez sur une planche à découper ; les dresser sur le plat de service entourés des carottes, petits oignons et lard
  10. Dégraisser le jus, le verser sur la viande. Servir bien chaud accompagné d’une purée ou d’un riz pilaf
BONUS

Quelle est ta madeleine de Proust ?

Le pâté en croûte. J’en ai fait tellement !

3 invités que tu aurais envie de réunir autour d’une table de dîner ?

Freddy Mercury, Michael Jackson et Joël Robuchon.

Ta « world food » préférée ?

La cuisine thaïlandaise, ses textures, ses saveurs…

Un restaurant à nous conseiller ?

Le dernier en date qui est très très bien : le restaurant étoilé mexicain OXTE à Paris

 

Les invités de rêve du Chef

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[FRANCE] – Les rillettes du Père Tiercelin par Mamie Denise

Dans le cadre de notre projet Ursino, nous vous invitons chaque mois à découvrir une recette traditionnelle partagée par un chef, une célébrité ou un.e anonyme.
Découvrir un plat, son histoire, comment il est consommé ou encore les souvenirs qui y sont rattachés, c'est précisément ce que font nos élèves tout autour du monde. Sur cette base, ils mènent des recherches pour découvrir l'origine des plats et de leurs ingrédients.

L’objectif : qu'ils découvrent par eux-mêmes que nos cultures, notamment culinaires, se sont de tous temps enrichies de la diversité et des rencontres entre les peuples.

Originaire de Saint-Mathurin-sur-Loire, Mamie Denise nous a fait le plaisir de partager la recette des traditionnelles rillettes d'Anjou ainsi que son savoir-faire ancestral. Une recette transmise de génération en génération.

Présente-nous une recette traditionnelle qui te tient à cœur…

" Tout le monde faisait des rillettes autrefois ! La recette consiste à faire cuire des morceaux de cochon pris dans la partie grasse, des petits morceaux de lard qu’on mettait dans un chaudron sur le feu. On laissait cuire et en cours de cuisson on enlevait des morceaux pour faire des rillauds. Le reste restait à mijoter pendant plusieurs heures pour faire des rillettes. "

Qui préparait ce plat ? Comment t’a-t-il été transmis ?

" Moi je n’en préparais pas, mais mes parents en faisaient. Pierrot (ndlr : son mari) en a fait aussi ici, dans le garage. On était écœurés par l’odeur du gras à la fin de la journée ! [rires]

Avant en Anjou chacun faisait ça dans sa famille. Quand on tuait un cochon on utilisait tout, on faisait du jambon, du boudin, et des rillettes bien sûr ! On conservait le jambon et le boudin dans la cheminée. Ça prenait un bon goût de fumé, c’était excellent ! Et les rillettes on les mettait en bocaux. Comme la graisse remontait à la surface, ça se conservait bien, on n’avait même pas besoin de stériliser les bocaux. Et ça se conservait comme ça, d’une année sur l’autre.

C’est le Père Tiercelin qui m’a transmis la recette. Il avait une ferme. Ma mère avait travaillé pour lui, elle gardait ses enfants. En réalité il avait transmis cette recette à ma mère et je l’ai récupérée quand j’avais 18 ans environ. "

 

Les parents de Denise

 

Que t’évoque ce plat ? As-tu des souvenirs particuliers ou des anecdotes qui y sont liés ?

" Quand j’étais petite, en hiver, on faisait des veillées. On partait avec nos parents, parfois les voisins, chez les amis, dans les fermes. De 21h à minuit, on jouait aux cartes, on triait les flageolets, on discutait… Puis on prenait un casse-croûte avec du bon pain frais et des rillettes, du jambon, du boudin. Et on rentrait bras-dessus bras-dessous en chantant des chansons qu’on apprenait à l’école ou des chansons paillardes que nous apprenaient les anciens ! On n’avait pas la télé à l’époque, c’était bien différent ! "

Ce plat te semble-t-il plutôt ancien ou récent ? Est-il en train de disparaître ? À quel territoire penses-tu qu’il soit rattaché ?

" Oh oui, c’est une recette ancienne ! Je ne pense pas qu’elle soit en train de disparaître mais maintenant plus beaucoup de gens préparent les rillettes eux-mêmes, ce sont juste les bouchers qui les font. Et puis maintenant on en mange avec modération, alors qu’avant c’était tout le temps ! Maintenant il ne faut plus manger ci, il ne faut plus manger ça… Pourtant des rillettes à manger comme ça avec du pain bien frais, c'est un véritable délice ! Et puis on avait l’habitude de cuisiner à l’époque, j'ai l'impression que ça se perd. "

As-tu connaissance d’autres variantes de ce plat ? Ou de plats similaires dans d’autres pays ou régions ?

" Pas vraiment. Il doit y en avoir mais je ne les connais pas. Enfin si, il y a les rillettes du Mans, mais sinon je ne sais pas. C’est vraiment bien typique d’Anjou, ça c’est sûr ! "

 

Comment et quand ce plat est-il consommé en général ?

" Oh juste comme ça, avec du pain frais. De la baguette ou des grandes tartines du gros pain qu’on faisait autrefois. Les rillettes se mangent en entrée, ou en casse-croûte comme le soir quand on sortait. On mangeait plus souvent de la rillette que du pâté. "

@Marmiton

Y a-t-il d’autres plats traditionnels que tu as à cœur de transmettre à tes enfants ?

" On faisait beaucoup le pot-au-feu ! C’était bien pour une grande famille, on remplissait le chaudron avec les légumes et on servait ça avec une vinaigrette, ça nourrissait tout le monde ! Et après, fromage ! On mangeait surtout du camembert quand j’étais jeune. Pas de plateau de fromages, ça coûtait bien trop cher. "

À quoi associes-tu la cuisine et le temps du repas ? En quoi est-ce que cela te semble important dans une culture, une société ?

" Je trouve ça important. Si tu ne sais pas cuisiner ce n’est pas très bon. Alors que là tu as non seulement le plaisir de cuisiner mais aussi encore plus de plaisir au moment de déguster. Pour moi la cuisine, c’est le plaisir ! "

 

 

 

Optionnel : Rognons, rate, morceaux de poitrine de porc (pour faire des rillauds)

  • Si vous faites une petite quantité, utiliser un fait-tout ou une grande cocotte-minute.
  • Si vous faites une grande quantité, utiliser un chaudron en fonte bien nettoyé.

Vous pouvez mettre à cuire avec vos rillettes des rognons et de la rate (cuisson 3h), les rillauds pris dans le flanc du porc et du jambonneau (cuisson 4h). La cuisson est terminée quand la viande glisse de la fourchette.

  1. Prendre un morceau de panne ou de saindoux et en frotter le fond et le tour du récipient choisi
  2. Couper toute la graisse en morceaux de 1 à 2 cm. La faire fondre dans le récipient
  3. Couper tout le reste de la viande et l’ajouter dans le chaudron. Saler le dessus de la viande avec 10g de sel par livre et ajouter, selon la quantité de viande, 1 à 2 L d’eau en prenant soin de la verser à côté de la viande pour que le sel ne tombe pas au fond du chaudron. Cette eau s’évaporera au début de la cuisson et laissera le temps à la graisse de bien fondre
  4. Bien surveiller la cuisson, particulièrement à la fin. Mélanger souvent au début et à la fin. Il ne faut pas que les rillettes prennent au fond
  5. Faire cuire 4h30 à 5h
  6. 1h avant la fin de la cuisson des rillettes, en mettre un peu dans une assiette, laisser tiédir puis goûter pour voir si elles sont assez salées. Si oui, les laisser. Si non, mettre 2 verres d’eau frémissante dans laquelle vous aurez fait dissoudre du sel. Attention à ne pas vider le fond de la casserole ! En aucun cas il ne faut mettre de sel non dissous dans les rillettes chaudes.
  7. Une fois cuites, laissez tiédir les rillettes puis émiettez-les. Mettez-les en pots ou bocaux et recouvrez d’une couche de graisse que vous aurez fait refondre au besoin.
BONUS

Quelle est ta madeleine de Proust ?

Quand j’allais chez ma grand-mère le dimanche il y avait toujours le lapin à mijoter sur la cuisinière. Mais je crois que ma madeleine de Proust c’est surtout le petit-déjeuner que j’avais quand j’allais là-bas ! Mon grand-père faisait lui-même son pain dans le four qui était dans la chambre, alors le matin on avait droit à de grandes tartines qu’on mettait dans le grille-pain qu’on plaçait devant le feu de cheminée. Il sentait bon le bois fumé ! Et dessus on mettait un bon bout de beurre que ma grand-mère faisait elle-même avec le lait de leur vache. Et puis il y avait aussi toujours des gâteaux de Savoie qu’elle faisait avec la crème du lait.

3 invités que tu aurais envie de réunir autour d’une table de dîner ?

J’inviterais mon gendre, Gilles et Pierrot, mon mari qui est décédé. Ah ça, il aimait manger ! Il ne mangeait pas en grandes quantités mais c’était un vrai gourmet. Et puis Denis, mon fils aîné.

Ta « world food » préférée ?

J’aime bien le couscous. Et j’aime bien aussi manger chinois, je prends souvent des nems.

Un restaurant à nous conseiller ?

À Saint Mathurin sur Loire, dans mon village, il y a la crêperie Le Cosy qui est très bon. Là-bas ils m’appelaient toujours « Madame la Colonelle » parce que je commande toujours un colonel au dessert et ce n’est pas courant. [rires]

 

Denise et Pierrot dans les années 50 à Angers

 

Mariage des parents de Denise, devant l'actuel restaurant Le Cosy

 

 

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Rencontre avec José, à la découverte du Kouign-pod de l’île de Groix

Images: ©France 3 Bretagne

Aujourd’hui, nous avons à cœur de vous présenter un homme charmant et généreux, qui s’est battu pour faire vivre le breton groisillon (le parler de l’île de Groix).

En février, cela fera un an qu’il nous aura quitté et nous tenions à saluer sa mémoire et ses talents culinaires ! Une fois n’est pas coutume, nous ne vous partageons donc pas une de nos vidéos mais celle de José Calloch, qui a ramené au goût du jour les délices de l’île de Groix.

Ce monsieur nous dévoile les secrets du kouign-pod, un plat breton très ancien mais qui se fait encore beaucoup sur l’île de Groix.

 

Décrivez-nous le kouign-pod!

"C'est de la pâte avec du beurre et du sucre que l'on fait cuire dans de l'eau. Avant on l'enveloppait dans une feuille de chou et on le mettait à cuire avec le pot-au-feu. Il est mangé en dessert.

"Kouign" signifie gâteau, mais en vannetais le "k" se prononce "ch". Et "Pod", c'est le pot. Il s'agit d'une pâte lourde comme une pâte à pain, faite avec de la farine, des œufs et de la crème. On met dessus du sucre melen (jaune en breton). C'est un sucre plus brûnatre, qui a plus de goût, un peu comme la vergeoise. On met également ensuite des morceaux de beurre et on replie la pâte par dessus. On met le tout dans un torchon noué et on le met à bouillir dans de l'eau avec du gros sel.
Une fois cuit, on le coupe en tranches et on le mange comme ça, en l'arrosant du jus sucré qui s'en échappe.
Le lendemain on peut aussi le passer à la poêle: on fait revenir les tranches dans du beurre en ajoutant dessus le sucre qu'on aura gratté au fond du plat.

Qui préparait ce plat?

"Mon père!"

Comment cette recette vous a-t-elle été transmise?

"J'ai connu ce plat gamin, auprès de mon père, quand j'avais 6 ans. Dès l'âge de 10 ans, j'ai commencé à le faire tout seul quand il partait en mer puisqu'il était marin sur les chalutiers. J'ai appris tout simplement en le voyant faire!"

Ce plat vous semble-t-il plutôt ancien ou récent? Est-il en train de disparaître? À quel territoire pensez-vous qu'il soit rattaché?

"C'est un plat très ancien! Il se fait encore beaucoup à Groix!"

Avez-vous connaissance d'autres variantes de ce plat?

"Oui, les quantités de chaque ingrédient peuvent varier. Il existe également à Belle-Isle une version salée dans la poule aux krassens. Il s'agit d'une poule cuite en pot-au-feu avec des petites boules de pâte, un peu comme des gnocchi."

Comment et quand ce plat est-il consommé en général?

"C'est un petit plat à la va-vite! qui se mange par exemple au dessert ou au goûter"

Existe-t-il des "rituels" de consommation de ce plat?

"Le kouign-pod se mange avec des couverts parce qu'il est plein de jus sucré. On le mange tout chaud."

Que vous évoque ce plat? Avez-vous des souvenirs particuliers qui y sont liés?

"J'ai des amis allemands. J'allais là-bas tous les ans. Il y a quelques années, pour une soirée, ils m'ont demandé d'en préparer deux-trois. Mais le sucre qu'on m'a ramené pour les préparer était très clair, rien à voir avec le sucre melen! J'ai tenté quand même mais j'étais contrarié parce que ce n'était pas aussi bon. Donc j'ai eu l'idée d'innover en saupoudrant de chocolat. Tout le monde a adoré! Mais mon amie a partagé ça sur internet et en rentrant, j'étais la risée de toute l'île de Groix! Le vieux José rendu à faire du kouign pod au chocolat en Allemagne!"

Découvrez en vidéo la préparation du kouign pod avec José! Pensez à activer les sous-titres si vous ne maîtrisez pas encore le Breton!

La recette du kouign pod

Ingrédients:

400g de farine
15 cuillères à soupe de sucre "jaune"
1 œuf
Du beurre salé
50cl de crème fraîche
Du sel pour l'eau bouillante

  1. Dans un saladier, verser la farine, faire un puits et y casser l'œuf, commencer à mélanger à la cuillère
  2. Ajouter la crème petit à petit en mélangeant avec la cuillère
  3. Verser sur la table et terminer à la main. Bien malaxer jusqu'à obtenir une pâte homogène. Ecraser en une pâte épaisse.
  4. Ajouter le sucre roux (pas sur les bords).
  5. Couper des morceaux de beurre et les disposer sur le sucre.
  6. Plier la pâte sur les bords longs d'abord pour bien recouvrir le sucre et le beurre, puis les bords larges. Il faut que ce soit bien fermé!
  7. Placer le tout dans un torchon propre et le nouer fermement... avec un nœud marin pour les vrais de vrais!
  8. Cuire dans une casserole d'eau bouillante avec du gros sel pendant environ 45min
  9. Servir dans une assiette, coupé en lamelles et déguster, de préférence chaud, en arrosant du sirop qui coule dans le plat.
  10. Bon appétit!

 

Le 3 avril, participez à la 1ère phase du projet Ursino à Guingamp

L'association Konstelacio est heureuse de vous annoncer la naissance imminente du projet Ursino.
Avant de partir à la découverte du monde et de ses traditions culinaires, nous allons explorer nos propres racines avec des jeunes en formation au club de football En Avant de Guingamp en partenariat avec les Kalon, l'association de supporters du club.

Nous avons le plaisir de vous convier à la séance de collectage de recettes traditionnelles qui aura lieu le mercredi 3 avril de 17h à 18h au collège lycée Notre-Dame, 21 rue des Capucins à Guingamp, en présence du chef étoilé Nicolas Adam, ambassadeur d'Ursino en Bretagne.

Pour faciliter l'organisation, nous vous encourageons à vous inscrire en nous envoyant un email, via le formulaire sur http://www.konstelacio.org/nous-contacter/ ou par téléphone au 0670377541.

Amenez vos recettes de famille ou recettes typiquement bretonnes ou françaises pour les partager avec les jeunes. Sur cette base, ils mèneront ensuite un travail de recherche afin de découvrir les origines de ces plats et ingrédients. À l'issue du projet, ils réaliseront des vidéos et participeront à la création d'un livre de cuisine afin de partager ce travail et transmettre leur patrimoine.

Tout un programme donc pour lequel nous avons besoin de votre participation! Nous vous attendons nombreux!

N'hésitez pas à partager autour de vous cette invitation.

 

Retour sur la première escale de Lyra au Château de la Roche Jagu

Comment retranscrire avec des mots l'intensité des émotions ressenties cette semaine?
 

 
Lyra vient de vivre sa première escale dans l'envoûtant Château de la Roche Jagu. Cette "petite" idée qui avait germé il y a presque trois ans au hasard d'une rencontre est devenue une réalité. Réunir des personnes motivées, trouver des fonds, remplir des dossiers administratifs, convaincre des partenaires, organiser le calendrier... Toute l'énergie investie, les efforts mais aussi les moments de désespoir disparaissent devantla magie de voir Lyra prendre vie.
Les rencontres avec les élèves ont été pleines de joie et de curiosité. Toutes les classes ont montré beaucoup d'enthousiasme. Merci aux enseignants de nous avoir fait confiance. Au programme: le conte musical d'Arwenn, une présentation des instruments par les musiciens, un temps d'échanges libres avec ces derniers pour essayer les instruments et un jeu "du chef d'orchestre" où les enfants pouvaient choisir quels musiciens devaient improviser ensemble.

Certaines remarques nous ont particulièrement amusés. Les chevilles du tanpura ont été comparées à des choux (nous sommes bel et bien en Bretagne!), Parveen a été renommée Pivoine, la flûte traversière a quant à elle été renommée au choix "flûte traversante" ou "flûte de traviole", le oud a été comparé à une pastèque... Que de rires et de surprises grâce à la spontanéité des enfants. Les élèves d'une des classes nous ont même fait le plaisir de nous chanter une chanson de leur composition, sur le thème de la rencontre et de l'Europe (lauréate d'un concours scolaire pour l'Euro 2016) et les musiciens se sont joints à eux en improvisant pour la mettre en musique. Magique!

Nous avons aussi enregistré deux premiers morceaux en studio, dont un avec la sublime Rozenn Talec, chanteuse traditionnelle et auteure bretonne. Sa voix se mêle à merveille à celle de Parveen, notre chanteuse indienne. Ca promet un disque qui vous fera vibrer! Mais il faudra attendre l'année prochaine, patience... Merci à Eric pour son super accueil dans son studio.
Yvon Le Corre, navigateur, peintre et carnettiste exposé cette année au Château est également venu à la rencontre des musiciens et de notre illustratrice pendant la semaine, pour notre plus grand plaisir. Il a même accompagné une des classes dans l'exposition pour présenter personnellement aux enfants ses carnets de voyages.
Enfin, nous avons tourné deux vidéos musicales dans le château grâce à la créativité et au talent de Simon et de Laure de Spoon Productions. Vous voulez voir ce que ça donne? Cliquez donc ci-dessous!

Et comment ne pas souligner la beauté de l'équipe? Toute la semaine, ce sont cinq musiciens, une illustratrice, deux réalisateurs, deux ingénieurs son et une bénévole qui ont permis de réaliser ces actions de sensibilisation à la musique comme outil de dialogue interculturel. Je suis extrêmement fière de travailler avec ces personnes qui, au delà de leur immense talent professionnel, ont de très belles qualités humaines. Tous sont particulièrement heureux d'être réunis autour de notre cause et adorent intervenir auprès des enfants. Leur admiration mutuelle et leur connivence sont émouvantes. Quel bonheur de voir l'énergie qui circule dans l'équipe !

Toute la team Lyra se joint également à moi pour remercier l'équipe du Domaine Départemental de la Roche Jagu qui nous a accueillis à bras ouvert. Leur enthousiasme et leur foi en l'association et en Lyra nous font chaud au cœur. Ils ont cru en nous quand nous avions encore tout à prouver. Travailler avec des partenaires comme eux, ça donne des ailes et ça donne surtout envie de tout faire pour être à la hauteur de leur confiance. Merci de tout cœur à Jean-Yves, Yvon, Pauline, Solenne, Laurence et tous les autres!

Et en dernière étape, un saut de puce à Paris pour jouer au Congrès universitaire sur le Dialogue des rationalités culturelles et religieuses sur invitation de l'Institut Catholique de Paris dans le sublime jardin des Missions Etrangères de Paris.

Dans le désordre, merci à Parveen Sabrina Khan, notre chanteuse indienne, Aziz Ouertani, notre oudiste tunisien, Antoine Péran, notre flûtiste breton, Ilyas Raphaël Khan, notre percussionniste indien, Pierre Droual, notre violoniste breton. Merci à Héloïse Robin, dite Izou, notre illustratrice. Merci à Simon Guyomard et Laure Perroud, nos as de la vidéo, àJacques-Yves Lafontaine et Pierre, nos magiciens du son, et à Louise Courtois, notre super cuisinière bénévole.
Et une pensée toute particulière à Youssef Ben Dhifallah, notre cher flûtiste tunisien qui n'a pas pu être des nôtres pour raisons administratives (pas besoin de vous faire un dessin, n'est-ce pas?) et qui nous a beaucoup manqué. Vivement qu'il nous rejoigne sur la prochaine escale en Inde!
Merci également à notre marraine, Bérénice Bejo, qui s'est beaucoup impliquée pour que nous puissions réaliser Lyra. Son enthousiasme nous enchante.
Enfin, nous tenons tous à remercier chaleureusement nos donateurs, nos mécènes et nos sponsors. Sans leur soutien tout ceci n'aurait pas été possible. Ce sont les Cochons Flingueurs à Saint Quay Portrieux, les Viviers de Saint Marc à Tréveneuc et Chez Rollais à Saint Brieuc.

Un merci tout particulier aux Viviers de Saint Marc qui ont accueilli une partie de l'équipe vendredi soir pour un repas bien breton.

Toutes ces personnes et ces organisations se sont réunies autour d'un but commun: diffuser leur conviction que la diversité est une force et qu'avec curiosité et ouverture d'esprit, le monde est bien plus beau. Et ça ne fait que commencer!

Avec fierté, bonheur et beaucoup d'espoir,
À très bientôt,
Charlotte de Konstelacio

Il était une fois des menhirs et des korrigans…

Ce week-end, j’ai décidé d’aller explorer un peu la culture bretonne. Je suis donc allée en famille à Carnac, qui se trouve au sud de la Bretagne, à environ 2h de Saint Brieuc.

« Pourquoi donc Carnac? » me direz-vous, si vous ne connaissez pas.

Parce qu’on y trouve les plus grands alignements mégalithiques du monde!

Megalithes

Les mégalithes, ce sont des grandes pierres mises en place par les hommes à l’époque du Néolithique, entre 4000 et 2000 ans av. J.-C. Il en existe trois types:

– Les menhirs, comme dans Astérix et Obélix: ce sont des grosses pierres, taillées ou non, posées verticalement.

– Les dolmens, qui sont des grosses dalles posées sur des menhirs pour former une sorte de table (« dol » signifie table en breton, et « men » signifie pierre). Les experts pensent que ce sont des chambres funéraires, c’est-à-dire qu’ils servaient à enterrer plusieurs personnes.

– Les tumulus, qui sont des dolmens recouverts de terre ou de pierres. On les appelle dans le premier cas des tertres, dans le deuxième des cairns. On y enterrait des personnes très importantes.

À Carnac il existe donc ce qu’on appelle des alignements. Les menhirs forment de longues files qui débouchent sur un grand espace vide, l’enceinte. On pense que cela a un rapport avec les croyances, la religion des peuples de l’époque. Mais en fait, ça reste un mystère! Il paraît que c’est là que les korrigans, des petits lutins farceurs, viennent danser les soirs de pleine lune. S’ils vous trouvent dans les parages, ils vous entraineront dans leur folle ronde jusqu’au bout de la nuit. Certains imprudents en seraient déjà morts de fatigue!

Korrigan

La légende dit que tous les 100 ans, aux douze coups de minuit du nouvel an, les menhirs s’en vont boire dans la mer. Ils laissent alors sans surveillance les trésors qu’ils cachent. Mais attention! Au douzième coup de minuit, les menhirs reviennent très très vite et écrasent les petits malins qui pensaient faire fortune!

Morues, Doris et Danses bretonnes

Le travail à l’école est terminé mais Konselacio ne dort jamais! Au delà de la rédaction des histoires avec les enfants, il y a toute une recherche de fonds qui prend beaucoup de temps (vous pouvez d’ailleurs toujours faire des dons en me contactant dans la rubrique « Me contacter« ) et la recherche d’écoles.

Mais ce n’est pas tout! Car figurez-vous que Konstelacio observe et découvre tous les jours un peu plus la culture bretonne. Et ce week-end était une superbe occasion pour en apprendre un peu plus lors d’une fête de 4 jours attendue impatiemment tous les ans par de nombreuses personnes: La fête de la morue de Binic!

La Bretagne est une région de pêche et de marins. Comme on le dit souvent, « Le Breton est voyageur ». Or durant près de 4 siècles, les marins bretons pratiquaient la pêche à la morue dans la région de Terre-Neuve, dans le nord de l’Atlantique. Chaque année, Binic retrouve donc l’esprit de fête qui régnait jusqu’au début du XXème siècle lors du retour des pêcheurs après plusieurs mois d’absence.

Entre 40 000 et 50 000 personnes viennent donc à cette occasion découvrir ou redécouvrir les magnifiques navires qui se retrouvent à Binic. On y retrouve également un bon nombre de Doris, ces bateaux à fond plat qui étaient utilisés pour pêcher la morue, car des passionnés construisent encore eux-mêmes ces bateaux traditionnels. Une course de Doris est organisée, les visiteurs peuvent découvrir comment ils sont fabriqués et faire un petit tour s’ils le souhaitent. Ils profitent également des expositions, des spectacles et déambulations de tous types, des ateliers artisanaux et dégustent la morue sous toutes ses formes (en brandade, en brochettes, en accras…). La musique bretonne résonne dans la ville et on croise quelques personnes en habit traditionnel dansant au son des binious (instrument à vent traditionnel proche de la cornemuse).

La Bretagne est assurément fière de sa culture et de ses traditions et c’est sur un air de fête que ces traditions se transmettent aux enfants et aux visiteurs curieux. Un fantastique moment d’échange et de partage dans la bonne humeur, un vrai bonheur!

France – Voilà, c’est fini…

Ah quelle tristesse!

Le travail à l’école Sainte Marie est terminé… Nous avons fait aujourd’hui la dernière séance et il faut bien dire que c’était la plus difficile pour les élèves. Pas parce que je pars hein… mais parce ce que je leur ai demandé beaucoup de travail et du silence (le silence, il faut bien avouer que ce n’est pas leur fort! ^^)

La réflexion portait sur 3 questions et il fallait répondre par écrit aux 2 premières.

Voici les questions: « Que feriez-vous pour que les adultes et les enfants s’intéressent plus aux autres cultures? », « Qu’avez-vous appris en faisant ce projet? » et « Si un enfant d’un autre pays arrivait dans votre classe, que feriez-vous? »

Les réponses étaient variées et certaines vraiment très intéressantes. Je vous en ferai part dès que j’aurai fait le tri.

Cette fois je suis restée avec les enfants pendant la récréation après le cours et nous avons fait une marelle. L’occasion de prendre tout plein de jolies photos! J’avais le coeur serré au moment du départ, mais ça fait partie des contraintes du voyageur. Et puis je sais que je reviendrai avant le grand départ! Cela ne fait donc que confirmer qu’il me faudra beaucoup de courage pour affronter les nombreux départs qui ponctueront le voyage. Ce qui est sûr c’est que mon expérience à Sainte Marie a été un vrai bonheur! Je remercie de tout coeur Marie-Claude, l’institutrice, de m’avoir laissé autant de liberté pour mener le projet dans sa classe. Merci beaucoup également à Martine, la directrice, pour sa confiance et son soutien. Et enfin et surtout, merci aux enfants qui ont bien voulu jouer le jeu et qui m’ont réservé un accueil très chaleureux.

J’ai cherché une jolie citation sur le thème du départ mais aucune ne m’a convaincue, alors je vous laisse sur cette jolie photo prise ce matin…

France – Quelle fierté!

Ça y est, les histoires sont terminées! Aujourd’hui, chaque groupe lisait son histoire devant toute la classe.

Je suis très fière d’eux!! Ils ont fait du beau travail et les histoires sont très chouettes!

Ils ont eu l’air d’aimer aussi. Nous avons eu droit à plein d’applaudissements et des compliments de tous. Je mettrai très prochainement quelques vidéos sur le site.

C’est encore une fois un vrai bonheur de passer ces heures avec la classe. Ils sont vraiment très enthousiastes et certains m’ont même dit qu’ils seraient même d’accord de rester à l’école pendant les 2 semaines de vacances si c’était pour travailler avec moi =)

J’en profite pour vous souhaiter la bienvenue sur le site fraîchement mis en ligne et vous invite à donner vos impressions sur le forum. À vous d’en faire un site vivant!

Encore une fois parlez-en autour de vous! Il nous reste exactement 30 jours pour atteindre les 1500€ d’objectif sur KissKissBankBank. J’ai vraiment besoin de vous! Vous pouvez transmettre l’info, récolter des dons de vos proches, organiser une soirée de collecte… Tous ensemble nous y arriverons!

www.kisskissbankbank.com/projects/konstelacio

Je souhaite aussi la bienvenue aux enfants car ils avaient l’air pressés de découvrir le site quand je leur ai donné l’adresse ce matin!

France – Semaine 4… déjà!

Les semaines passent vite!

Pendant 3 semaines nous avons travaillé sur les histoires et les illustrations. Les enfants ont donc travaillé en groupes de 3 ou 4 pour rédiger les histoires, et individuellement pour faire les dessins.

Les idées fusent, il faut parfois recadrer (« Non… on ne peux pas dire que la journée de classe dure 1 minute, même si ce n’est pas la vraie vie! ») mais globalement ça se passe très bien! Le plus compliqué est de gérer le fait que les groupes ne travaillent pas tous à la même cadence et que certains ont du mal à travailler en groupe (je répète assez régulièrement à l’un des groupes « Allez, il faut en discuter ensemble, tous participer! »).

Vous savez tous que les enfants posent parfois des questions bizarres ou compliquées… Imaginez ma réflexion intense quand il a fallu expliquer à des enfants de 9-10 ans ce qu’est la fête nationale! Sans compter la question qui tue d’Enzo « Dis Charlotte, c’est qui le plus fort entre l’armée de l’air et les militaires? ». Au final dans son histoire la petite Leïla a donné une explication intéressante pour la question du 14 juillet: « Un jour un roi qui était très méchant voulu tout l’argent des paysans et si ils n’en avaient pas il les guillotinait ou il les jetait en prison à la prison de la Bastille. Un jour les paysans se révoltent et coupent la tête du roi »… Ah bah oui, ça me semble relativement clair comme ça! =)

En tout cas, une chose est sûre, chaque séance avec les enfants est une vraie bouffée d’oxygène au milieu de mes recherches de subventions! Quel plaisir d’entendre les cris de joie quand j’arrive et de récolter les bisous à chaque fois!