Une phase libanaise du projet Ursino couronnée de succès !

Deux semaines ...

C'est le temps que nous avons passé à Beyrouth où nous avons enfin mené à bien le projet Ursino avec des élèves particulièrement motivés. Quel bonheur, après 2 ans et demi d'attente, de découvrir avec eux le patrimoine culinaire libanais, de parler de ses délices sucrés et salés, de s'émerveiller de l'Histoire et des histoires, du Liban autant que de ses plats emblématiques!
Jamais ils n'auraient imaginé que le taboulé libanais n'existait que depuis 200 ans environ, ou encore que la tomate avait été apportée au Liban par les Anglais, que le citron de la fameuse citronnade, du houmous ou encore de la sauce tarator venait à l'origine du Cachemire ! Et pourtant...

Plus que jamais, nous sommes convaincus de l'importance de ce projet qui amène les adolescents (et les adultes qui les entourent) à se rendre compte que nos cultures ont toujours été le fruit de la diversité et que cette dernière peut être une incroyable source de richesse.

Un projet riche en rebondissements

Nous avions lancé cette phase libanaise du projet Ursino en octobre 2019 et avions été aussitôt stoppés par la révolte populaire qui a commencé dès notre arrivée. Depuis, les élèves nous attendaient avec impatience. Nous avions donc bien l'intention d'y retourner en mars 2020 mais c'était sans compter sur la crise sanitaire, puis l'explosion du port beyrouthin en août 2020.

Pour nous c'était frustrant, pour ces adolescents c'était d'une violence que nous ne pouvons même pas imaginer.

Notre mission était donc cette fois encore bien évidemment de les sensibiliser à la diversité culturelle, de les encourager à dialoguer avec leur communauté et leurs anciens, de s'intéresser à l'Histoire de leur alimentation mais aussi de leur apporter un peu de soleil, de joie et de les mettre en lien avec le monde. Ce même monde qui leur est actuellement si difficile d'accès avec la crise économique monumentale que subit le Liban.

Cela nous ramène à la raison d'être initiale de Konstelacio: amener le monde aux enfants quand ceux-ci n'ont pas la chance de pouvoir voyager facilement.

Ce que nous retiendrons de cette expérience extraordinaire...

  • Les yeux des élèves qui brillaient de curiosité et de motivation,
  • Leur implication dans ce projet, malgré le contexte et le calendrier (nous avons terminé le dernier jour de classe avant le passage du brevet!),
  • L'accueil incroyable que nous ont réservé les Libanais, et particulièrement Eva Maria, enseignante de l'école, qui nous a invités dans sa famille dans les montagnes et a pris le temps de nous raconter la cuisine libanaise en détail,
  • La sagesse et la gentillesse de Madame Nayla Khoury Daoun, directrice de cette école inclusive. Une rencontre de celles qui vous marquent et qui vous inspirent gratitude et humilité,
  • La rencontre des élèves avec notre ambassadeur, le Chef Youssef Akiki, au parcours sidérant, tout autant que peut l'être sa modestie. Il leur a même proposé de faire un stage dans son restaurant. Un immense merci à lui pour sa disponibilité!
  • La patience, la réactivité et l'expertise de Mabelle Chedid de la Food Heritage Foundation, qui a vérifié, complété, enrichi les recherches historiques de nos élèves,
  • Et bien sûr, notre belle équipe, diverse, soudée, complice...

En conclusion

Comme il est difficile de vous transmettre pleinement toutes les émotions que nous avons ressenties, à quel point nos élèves étaient touchants de curiosité, notre émerveillement devant ce peuple qui souffre tant depuis si longtemps et qui malgré tout est d'une générosité sans pareille. En somme, nous peinons à trouver les mots pour vous faire ressentir à quel point nous sommes transportés par cette aventure humaine vibrante.

Nous tenterons néanmoins de le faire dans les semaines à venir avec les vidéos réalisées par notre réalisateur préféré, Simon Guyomard (Spoon Productions).
Nous nous attelons désormais au montage des capsules vidéo de nos élèves (de Saint Brieuc et de Beyrouth) et à la préparation de la suite de nos aventures, à Lyon, au Maroc et en Irlande.

Alors comme le disent nos amis anglophones... Stay tuned!

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