Baobab

 

Le baobab est un de ces arbres que les gens associent instantanément à un endroit. La plupart des gens que je connais pensent « Afrique » dès qu’ils entendent « Baobab ». Quel étrange arbre n’est-ce pas? Tellement grand avec de si petites branches. Donc je vais vous raconter la légende du baobab. Ou au moins l’une d’entre elles.

On raconte qu’il y a très très très longtemps, quand le monde a été créé, le baobab fut planté près d’un petit lac. Tandis qu’il poussait et poussait, il observait tous les magnifiques arbres autour de lui avec leurs belles couleurs, leurs grandes feuilles et leurs troncs bien droits. Jusqu’à ce qu’un jour, le vent se calma. Le petit lac devint calme et plat comme un miroir. Et le baobab put enfin voir sa réflexion dans l’eau. Il fut choqué par ce qu’il vit! Ses fleurs étaient pâles et fades, ses feuilles minuscules, et son tronc était gros et tordu.

Il se mit très en colère et se plaignit abondamment au créateur, en lui reprochant d’être injuste de l’avoir fait si moche par rapport aux autres arbres. Et le créateur lui dit que certaines créatures étaient faites pour être moins parfaites, comme l’hippopotame ou la hyène. Mais le baobab n’arrêtait pas de se regarder dans le lac et surtout de se plaindre encore et toujours. Jusqu’à ce qu’un jour le créateur en eut vraiment marre de l’entendre pleurnicher. Alors il attrapa le baobab, l’arracha du sol et le replanta à l’envers. Depuis ce jour, le baobab, avec la tête enfouie dans la terre, n’a plus jamais été capable de se plaindre.

C’est la raison pour laquelle les petites branches du baobab ressemblent à des racines!

Baobab

Ubuntu

Comme c’est étonnant…

Il y a quelques temps, je suis sortie avec des amis dans un bar. A un moment donné dans la soirée, j’ai remarqué une jeune fille qui portait un joli collier. Je suis donc allée la voir pour le lui dire (j’aime bien dire aux gens quand j’aime quelque chose chez eux, même si je ne les connais pas) et son visage s’est illuminé. Elle a alors retiré son collier et me l’a offert. En en discutant par la suite avec un ami, il n’était pas plus surpris que cela et m’a parlé du concept d’Ubuntu. Et je me suis dit « Ah! Il faut que je partage ce merveilleux concept! ».

Ubuntu est un concept venant du sud de l’Afrique. Le mot lui même vient des langues bantoues. Il n’a pas de traduction exacte mais signifie plus ou moins « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous« . L’individu appartient à quelque chose de plus grand. Ubuntu est donc un principe de partage et d’entraide.

Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix, explique le concept de la manière suivante:

« Quelqu’un d’ubuntu est ouvert et disponible pour les autres, dévoué aux autres, ne se sent pas menacé parce que les autres sont capables et bons car il ou elle possède sa propre estime de soi — qui vient de la connaissance qu’il ou elle a d’appartenir à quelque chose de plus grand — et qu’il ou elle est diminué quand les autres sont diminués ou humiliés, quand les autres sont torturés ou opprimés. »

Je pense que ce concept mérite d’être diffusé!

BBQ

Les Australiens et le barbecue… Grande histoire d’amour! Car oui, BBQ est un raccourci pour barbecue (ou barbeque). Mais le barbecue a un autre petit nom: le barbie! C’est un des mots-clés à apprendre quand on va en Australie. En effet, le barbie fait partie de la culture nationale. A tel point que j’ai même découvert l’existence d’une « Australian BBQ Society » (club de barbecue australien)!

Le barbecue, c’est sacré! C’est un moment où les hommes se retrouvent pour discuter autour de quelques bières en faisant cuire la viande, et les femmes préparent généralement le reste (salades ou autres). Je dois dire que j’ai un peu de mal avec le principe de la séparation des tâches, donc ça me fait un peu tiquer, mais en réalité dans la culture australienne ça semble relever plus de la tradition que du machisme. Et puis en France c’est un peu la même chose de toute façon.

On en trouve un peu partout et pas juste chez les gens. Il y en a en libre service un peu partout sur les plages. Les gens viennent avec leur viande et il suffit de pousser un bouton pour mettre le barbecue en route (généralement c’est gratuit). En partant les gens nettoient toujours le barbecue. Belle leçon de respect!

Pour l’anecdote, il existe plusieurs théories quant à l’origine du mot « barbecue ».

Une théorie dit qu’il vient du mot barabicu, originaire des Caraïbes qui veut dire foyer sacré et correspond à un grill pour cuire la viande constitué d’une plateforme en bois qui repose sur des bâtons.

Une autre théorie veut que barbecue vienne des bars de bord de route qui avaient des billards et qui portaient l’inscription « Bar, Beers and Cues » (bar, bières et queues de billard) qui aurait été raccourcie à BBCue puis BBQ.

Mystère…

Hôtels

Quand je suis arrivée à Sydney, quelque chose m’a surprise. Pourquoi y avait-il autant d’hôtels, et des gens qui y buvaient, et pas de chambres disponibles dedans?

En fait un hôtel est souvent un pub en Australie! Cela vient de l’histoire légale. Dans les années 1830, une loi a été mise en place pour obliger les « Public Houses » (les pubs) à proposer un hébergement pour garder leur licence. La plupart des pubs avaient ainsi quelques chambres (souvent très basiques) pour pouvoir vendre de l’alcool.

Ces pubs ont gardé l’appellation d’hôtel depuis.

Kookaburra

Le Kookaburra (avec le magnifique Rainbow Lorikeet) est mon oiseau australien préféré. Pour moi c’est le son de réveil dans une tente, perdue dans un parc national, le sourire aux lèvres à l’idée de la magnifique journée qui m’attend.

Cet étrange oiseau fait partie de la famille des Martins-pêcheurs. Il ressemble à une peluche, ce qui le rend vraiment mignon. C’est son chant très particulier qui en fait un oiseau spécial. Les gens disent que ça ressemble à un rire humain. Personnellement je trouve que ça ressemble au cri des singes. Mais d’une manière comme une autre, c’est drôle et atypique. En France à la campagne on se réveille au son du coq. En Australie on se rêve au rire du Kookaburra. Et le soir, si vous faites un barbecue, faites attention à eux! Ils aiment voler votre nourriture!

Dernière chose, le mot Kookaburra se prononce en réalité Koukabara. Ca m’a demandé du temps et des efforts mais j’ai la chance d’avoir un excellent prof!

Vous pouvez écouter le Kookaburra ici si vous voulez: http://www.youtube.com/watch?v=S0ZbykXlg6Q

New Year’s luck meal

Comme c’est intéressant…

Dans le sud américain il y a une tradition du nouvel an que j’ai trouvé très intéressante. Les gens mangent un repas qui est supposé apporter de la chance pour l’année qui commence. Ils mangent du jambon chaud avec des légumes verts, des pois appelés black-eyed peas et du pain de maïs. Les légumes verts et le pain de maïs sont pour la richesse, puisque les légumes verts ont la couleur des billets et le pain de maïs a la couleur de l’or. J’en profite pour ajouter que le pain de maïs est un plat traditionnel du sud des Etats-Unis qui vient des Indiens. Pour ce qui est des black-eyed peas, ils sont supposés apporter la santé. Il y a apparemment une autre façon de préparer ce repas mais je ne l’ai pas goûté. Ca s’appelle Hoppin’ John et c’est préparé avec des black-eyed peas, du riz, des oignons et du bacon.

Il semblerait que cette tradition remonte à la guerre civile quand les terres étaient pillées par les troupes de l’Union qui ne laissaient que les légumes verts et les black-eyed peas comme nourriture pour les animaux. Ces aliments étant riches en nutriments, ils ont permis au peuple de survivre.

Voici une photo de ce que nous avons mangé. Dans ce cas, on ne voit pas la verdure car elle est cuite et nous avons également ajouté des œufs.

NYE

Des rots en classe

Comme c’est étonnant…

De temps en temps j’entends en classe certains enfants roter! Tout le monde ne le fait pas, mais apparemment ce n’est choquant pour personne (à part pour moi… bagage culturel!). Par contre je n’ai pas entendu d’adultes le faire en public. De mes souvenirs d’enfant, je pense que si un enfant rotait en classe non seulement il serait la risée de la classe mais en plus il se ferait bien gronder par l’instit!

Pyjamas

Comme c’est étonnant…

Quelle surprise de voir régulièrement des élèves qui viennent en classe en pyjama ou en chaussons ou avec une robe de chambre! En France, si un élève faisait cela, tout le monde se moquerait de lui! D’ailleurs, nombreux sont les enfants qui font le cauchemar d’aller à l’école en pyjama. J’ai entendu comme explication hier que la jeune fille avait mis sa robe de chambre pour venir à l’école parce qu’elle avait la flemme de mettre un pull. Ça alors! Et la plupart des écoles organisent même des journées pyjama!

Pledge of Allegiance

Comme c’est étonnant…

J’ai été surprise en arrivant dans l’école américaine de voir comment se déroulait le début de la journée. En effet, lorsque les enfants sont en classe, la première chose qui se passe est qu’une personne fait une sorte de petit discours qui est entendu dans toute l’école. C’est rigolo, ça m’a rappelé Grease! Cette personne parle de certaines valeurs sur lesquelles les enfants travaillent, fait passer les messages importants ou encore souhaite un bon anniversaire (et toute l’école chante “Happy Birthday to you”)… Puis elle invite les élèves à sortir de la classe, faire face au drapeau, mettre leur main droite sur leur coeur et réciter le Pledge of Allegiance:

“I pledge allegiance to the flag of the United States of America, and to the republic for which it stands, one nation under God, indivisible, with liberty and justice for all”

« Je jure allégeance au drapeau des États-Unis d’Amérique et à la République qu’il représente, une nation unie sous l’autorité de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour tous. »

Le Pledge of Allegiance (littéralement serment d’allégeance) est un serment par lequel chaque citoyen jure sa fidélité au drapeau américain et au pays. C’est assez étonnant car en France, nous ne faisons rien de la sorte. Donc je me suis un peu renseignée et j’ai découvert  que ce serment a été créé en 1892 pour le 400ème anniversaire de la découverte des Amériques par Christophe Colomb.

Pour l’anecdote, à l’origine les personnes récitant le Pledge of Allegiance devaient tendre leur bras vers le drapeau (ce qui s’appelait le salut de Bellamy) mais à cause de la ressemblance avec le salut hitlérien, le salut a été changé en 1942.

Les piñatas

Comme c’est étonnant…

Il y a une semaine et demie, j’ai fêté mes 25 ans ici même, au Mexique. Je rêvais d’une piñata, et ma famille d’accueil a réalisé mon rêve de petite fille!

Je profite donc de cette super occasion pour vous parler de cette tradition mexicaine.

La piñata est une sorte de récipient fait en papier mâché, rempli de sucreries.  Elle peut prendre la forme d’un animal, de personnages de dessins animés, ou encore plus traditionnellement d’une boule avec 7 cônes.

La piñata est utilisée dans tout le pays pour les fêtes, principalement les anniversaires, et les fêtes de Noël. Elle est accrochée en hauteur et les enfants (ou les grands!) doivent taper dessus les yeux bandés pour la casser et récupérer les bonbons qui sont dedans. Ils chantent pendant ce tempts une chanson qui s’appelle « Dale, dale, dale », dont voici les paroles:

 

Dale, dale, dale,

no pierdas el tino,

mide la distancia,

que hay en el camino.

La piñata tiene caca,

tiene caca,

tiene caca,

cacahuates de a montón.

Esta piñata

a es de muchas mañas,

sólo contiene,

naranjas y cañas.

Andale niño,

no te dilates,

con la canasta

de los cacahuates.

L’origine de la piñata est intéressante! Venant a priori de Chine ou d’Italie, cette tradition a été importée au Mexique par les évangélistes espagnols pour convertir les indiens. La piñata avec toutes ses couleurs représentait le Mal et la tentation, avec 7 cônes représentant les sept péchés capitaux. Le fait que la personne ait les yeux bandés et le bâton servant à casser la piñata représentent la foi aveugle et la vertu qui permettent de lutter contre le mal. Enfin les bonbons et autres sucreries sont les récompenses de Dieu.

Surprenant n’est-ce pas?

Voici une photo de ma jolie piñata:

Piñata